Les offres de logement
Une moindre solvabilité des jeunes.
Alors que les besoins en logement des jeunes sont importants, du fait de leur mobilité géographique, ces derniers sont moins solvables que leurs ainés. D’une part en raison de revenus plus faibles et de contrats plus précaires. D’une autre part du fait de filets de sécurité sociaux inexistants (les moins de 25 ans sont inéligibles au RSA, et le non-recours est plus fréquent pour ce public) ou fragilisés.
des moins de 30 ans disposent d’un contrat précaire en 2024, contre 25% de la classe d’âge en 1982.
représente le montant annuel des économies budgétaires réalisées sur les APL.
Un parc privé de moins en moins accessible.
L’offre de logements privés est de moins en moins accessible pour l’ensemble de la population, et en particularité pour les jeunes, qui y sont logés en majorité. En cause, des prix à l’accession ayant augmenté très fortement à partir des années 2000, grippant un marché locatif dont les niveaux de loyers connaissent eux aussi une hausse supérieure à l’inflation. Un effet renforcé par la raréfaction de l’offre disponible, due à la multiplication des meublés touristiques et des résidences secondaires.
Une offre de logements dédiés insuffisante.
Le parc dédié aux jeunes ne permet de couvrir qu’un infime partie des besoins. Avec un total de 320 000 logements dédiés pour 6,2 millions de Jeunes, seulement 5% du public se voit offrir une solution d’habitat spécifique. L’effort de production porte quant à lui principalement sur le volet étudiant, alors même qu’à compter de 21 ans la majorité des Jeunes ne le sont pas. Le Plan Logement d’abord 2 (2023-2027) vise à répondre aux problématiques d’accès au logement des personnes vulnérables, afin d’anticiper les ruptures. Il soutient le développement de FJT et de résidences sociales comme réponse aux enjeux spécifiques d’accès au logement des moins de 30 ans.