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Les résidences sociales jeunes actif·ves

Vrai ou Faux

Les résidences sociales pour jeunes actifs sont des dispositifs d’hébergement ?

Faux !

Les RSJA relèvent de l’habitation et non de l’hébergement au sens du Code de construction et de l’habitat. Ces dispositifs constituent une offre de logement social, bénéficiant des aides à la pierre associées (PLAI, PLUS à la marge). Tout comme les FJT, ces logements peuvent être comptabilisés pour répondre aux objectifs fixés aux communes par le législateur (loi SRU). À noter qu’au regard du Code de l’urbanisme, les résidences sociales peuvent relever de la sous-destination hébergement au sein de la destination habitation, du fait du caractère temporaire du logement.

Les résidences sociales jeunes actifs (RSJA) s’apparentent à des résidences sociales de droit commun, visant un public spécifique âgé de 18 à 32 ans, et majoritairement de plus de 25 ans. Elles mettent en œuvre une gestion locative sociale, financée par l’Etat au même titre que les RS-FJT, mais ne proposent pas d’accompagnement socio-éducatif des publics, du fait de l’absence de financements CAF ou issus du champ de la protection de l’enfance. L’accompagnement des publics est donc moindre, et centré sur les rapports locatifs (vie en commun, impayés, médiation…)

logements dans un nouveau projet de RSJA
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Correspond au nombre de logements que doit compter un nouveau projet de RSJA afin d’équilibrer son modèle économique. En effet, si le modèle de la RSJA peut être plus souple que celui du FJT, ne relevant pas du Code de l’action sociale et des familles, son équilibre économique est plus dépendant des redevances payées par les résident·es, du fait d’une faible diversité de financements annexes.

Comme les FJT, les RSJA bénéficient d’un financement visant à mettre en œuvre une Aide à la gestion locative sociale (AGLS). Octroyée par l’État, cette aide soutient les résidences sociales dans leur accompagnement des résident·es, en particulier pour des missions d’animation de la vie collective, de prévention et gestion des impayés, de lutte contre l’isolement et de médiation vers les services extérieurs.

> Circulaire du 9 mai 2025 relative à l’AGLS

Un exemple de bonne pratique : Les résidences mixtes FJT – RSJA

Les RSJA proposent une faible présence sur site, en raison des montant des financements associés (AGLS uniquement). En moyenne, on compte un peu plus de 2 ETP pour 100 résident·es, contre plus de 7 ETP en FJT. Pour remédier à cette situation, certains gestionnaires qui assurent l’exploitation des deux dispositifs au sein de leur parc de logements, comme l’ALJT en Île-de-France, mutualisent une partie des moyens et des équipes. Ainsi, l’association est en mesure de mettre en œuvre une animation et un certain niveau d’accompagnement socio-éducatif au sein de ses RSJA, au service de l’émancipation des jeunes logé·es.